60e anniversaire de la catastrophe minière de la Tronquié

Les anciens mineurs de charbon de l’association ASPICC de Carmaux vous convient le lundi 24 novembre 2025 à 11 heures à la commémoration du 60e anniversaire de la catastrophe minière du puits de la Tronquié qui aura lieu devant l’œuvre mémorielle dédiée à ces douze victimes, stèle placée au début du « chemin des mineurs » longeant la D3 conduisant à la déchèterie de Tryfil à la Tronquié, commune de Blaye-les-Mines.

L'ASPICC tient à commémorer dans le même temps, en ce trite anniversaire, toutes les autres victimes d’accidents mortels au fond de la mine et dans les usines des houillères de Carmaux.

 

Les anciens mineurs de charbon de l'ASPICC

 

Rappel des circonstance de la catastrophe minière

Vendredi 24 novembre 1965, vers 5h10, explosion.
Les six hommes qui constituent l'équipe chargée d'effectuer les tirs de la taille 216 sont tués à leur poste de travail ou à proximité. Il s'agit de :
Robert SERIEYS, chef d'équipe
Richard MORENO, boutefeu
Jésus MUNOZ, foreur
François BAUCE, préposé aux convoyeurs
Pétar MILUNOVIC, préposé aux convoyeurs
Eleutério LOPEZ, préposé aux convoyeurs


De plus, six ouvriers qui se rendent à leur chantier, dans ce quartier, sont vraisemblablement tués au moment où ils marchent vers leur emplacement de travail. Il s'agit de:
Joseph FANJUL, arroseur
Aldo DALLA-RIVA, traceur
Joseph MATTAROZI, traceur-boutefeu
Pierre LABORIE, boutefeu
Lino PECCORARO, traceur.

 

 

La sortie d'un corps de la cage du puits de la Tronquié le 24 novembre 1965

 

Les sauveteurs se préparent à redescendre dans les galeries, lieu de l'accident.

 

Un à un les corps sont sortis et emmenés dans la chapelle ardente provisoire de la Maison Blanche, rue du Moulin à Carmaux.

 

Tout ce qui touche le mineur ne laisse personne dans l'indifférence, en deçà comme au-delà des frontières de France. Partout, les pensées convergent vers Carmaux dont le nom seul demeure, pour le monde ouvrier, un symbole. 

On ne dira jamais assez l'obscur héroïsme toujours recommencé des femmes et des mères de mineurs qui, chaque jour, livrent à la terre piégée leur mari et leurs fils et, une vie durant, comptent le temps de leur retour. Elles savent que la mine porte toujours peu ou prou, en elle, le drame, celui de l'accident brutal, celui d'une vie qui s'use plus vite dans un labeur épuisant. Et muettes, courageuses, elles assurent la sérénité du modeste foyer-refuge pour qui l'homme se sacrifie.

Mais pendant la cérémonie des obsèques, vraiment, c'était trop leur demander. Et plusieurs se sont effondrées, inanimées ou en proie à des crises de pleurs, tandis que l'immense foule bouleversée frémissait a,ux appels des enfants qui réclamaient leur père.

 

Jour des obsèques sur la place de l'Hôtel de ville de Carmaux le 29 novembre 1965.

 

Le dernier hommage des mineurs des Houillères du Bassin Aquitaine aux douze camarades victimes.


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